Archives pour la catégorie écriture

Démarche de correction

Ce qu’on appelle le code de correction comporte en fait trois fonctions : la révision, la correction et la rétroaction de l’enseignant. Sur le Portail de notre Commission scolaire, vous trouverez un document très intéressant qui définit ces trois aspects (Document de référence Marquage ou code,  communauté Français, dossier Écrire des textes variés).

Évidemment, la démarche de correction n’est pas magique; elle nécessite et sous-tend un enseignement efficace tant des notions qu’elle comporte que des manières de l’utiliser. On parle en fait d’un outil mis à la disposition des élèves afin de l’aider à structurer son travail et ainsi favoriser son autonomie. Il ne s’agit pas pour l’élève de décorer son texte des traces exigées, mais de favoriser et de démontrer sa réflexion grammaticale, au moment où il est nécessaire pour lui d’automatiser et de transférer ses connaissances en contexte authentique (écrire un texte).

Différenciation

Éviter de rebuter les élèves relativement à l’utilisation de la démarche de révision et de correction est important! Pour certains élèves, transférer leurs connaissances, parfois fragiles d’emblée, dans le contexte écrit est complexe et devient une surcharge cognitive. Passer au travers de toutes les étapes de la démarche de correction de façon rigoureuse représente une tâche fastidieuse et sans fin. Pour d’autres élèves qui ont intégré et automatisé une majorité de ces concepts grammaticaux, passer au travers de toutes les étapes est aussi une tâche fastidieuse, parce qu’inutile.

La démarche de révision et de correction doit donc permettre la différenciation. Cette différenciation ne signifie pas simplement soulager les élèves plus forts de cette étape du processus d’écriture et demander à l’élève en difficulté d’appliquer le code de correction des années antérieures (notions plus simples et moins nombreuses). Il s’agit en fait de cibler et prioriser les besoins des élèves pour ensuite trouver comment les amener plus loin dans leur compétence à écrire. Cela nécessite une évaluation ayant pour fonction de soutenir l’apprentissage des élèves. Cette évaluation devra se faire périodiquement afin de mesurer les progrès de l’élève et d’ajuster les exigences liées à son utilisation plus rigoureuse de certains éléments de la démarche de révision et de correction. Il importe de maintenir des attentes élevées pour chacun des élèves et n’exiger rien d’autre que le maximum de leurs capacités.

Quelques pistes de différenciation pour les élèves éprouvant certaines difficultés (que ce soit au niveau du contenu du texte ou du code écrit):

  • établir des priorités pour l’élève et n’exiger que les traces prioritaires, le temps qu’elles sont nécessaires;
  • soutenir l’élève par la pratique guidée, la pratique coopérative;
  • faire remarquer les progrès et ajuster les traces exigées;
  • combiner plusieurs traces exigées pour des parties du texte à la fois (morceler);
  • etc.

Quelques pistes de différenciation pour les élèves qui ont intégré et automatisé une majorité de concepts grammaticaux :

  • n’exiger que les traces qui sont nécessaires, le temps qu’elles sont nécessaires;
  • amener l’élève à raffiner son texte (structure du texte, vocabulaire, etc.) ou à raffiner son style;
  • améliorer la cohérence du texte (liens entre les phrases, enchaînements, etc.);
  • amener l’élève à ne garder que ce qui est nécessaire à son texte et à s’assurer de l’efficacité de ses propos;
  • etc.

 

La pertinence d’une démarche commune dans l’école

Bien que chacun des enseignants ait ses convictions, ses valeurs et ses façons de faire dans sa classe parce qu’il en observe l’efficacité, la pertinence d’une démarche commune dans l’école demeure. Ne serait-ce que pour les élèves qui éprouvent certaines difficultés, la cohérence dans les traces exigées d’une année à l’autre pour favoriser la réflexion grammaticale évite une surcharge cognitive dont il n’a pas besoin. On lui évite ainsi de s’adapter à un changement, en plus de travailler à surmonter sa difficulté.

Si la démarche de correction est un outil pour favoriser la réflexion grammaticale des élèves, il sous-tend aussi un certain arrimage dans les pratiques d’enseignement liées aux connaissances évoquées par l’outil de l’école. Les enseignants, en adoptant une démarche commune dans leur milieu, ont réfléchi son contenu et ont eu le souci d’élaborer un marquage cohérent et évolutif d’année en année.

Finalement, le marquage que les élèves font lorsqu’ils corrigent leur texte sert essentiellement à intégrer le réflexe grammatical que favorise la trace exigée. Il est démontré qu’il faut de trois à six mois pour qu’une tâche devienne aisée. En répartissant, par niveau dans l’école, les exigences de la démarche de correction, on permet une mise en place graduelle qui donne le temps aux apprenants d’intégrer et de transférer leurs connaissances.

La poésie : un genre à apprivoiser

Ces derniers temps, la Société Radio-Canada propose aux auteurs amateurs et professionnels de participer à ses concours littéraires dont celui en poésie.

D’aucuns vous diront que ce genre littéraire n’a pas la cote; qu’il est hermétique; que ses initiés ne sont que des hurluberlus, des « pelleteux de nuages » ou encore des « gratteurs de bobo » en rond… certes, il s’agit parfois d’une telle réalité…

Or, au contraire, la poésie devrait aussi réussir à toucher tout lecteur qui s’attarde un peu à la découvrir…

Isabelle Forest, poète et directrice du Printemps des poètes propose cinq conseils aux poètes en herbe. Ces conseils valent aussi à un lecteur en devenir qui cherche à comprendre ce genre. Lire la suite

Le traitement de texte dans le processus d’écriture : outil banal ou au fort potentiel didactique et pédagogique?

Êtes-vous de ces enseignants qui offrent l’opportunité à leurs élèves de rédiger la version définitive de leurs textes au traitement de texte dans un laboratoire informatique? Si oui, ce qui suit vous intéressera… et ça intéressera tous les autres enseignants désireux de faire autrement en écriture! Lire la suite

L’art de la carte postale

Bref texte narratif, parfois poétique ou même descriptif, la carte postale permet de communiquer une idée, sous divers tons, en quelques mots. Créée en 1869, à Vienne, cette petite lettre, exposée à tous les lecteurs curieux, était prisée et abordable, bien avant l’invention des courriels et des textos. Ces derniers moyens de communication, plus modernes et rapides, tiennent maintenant le haut du pavé et relèguent la carte postale aux amoureux de l’antique voie, un peu plus vintage aux côtés des cassettes, des VHS et des disquettes, ces témoins du passé. Et pourtant… Quel bonheur de recevoir une carte ! Le message d’un voyageur, la salutation d’un ami lointain…

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L’importance de la révision d’un texte

Constat : la plupart des élèves ne révisent pas ou peu leurs textes. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils ne savent pas comment faire. Ils relisent, relisent et relisent encore le texte, mais cela se révèle inefficace lorsqu’il n’y a aucune balise ou démarche bien établie. Nos attentes restent trop vagues et inaccessibles et l’évaluation tombe du ciel, bonne ou mauvaise, sans trop d’explication.  Alors, ils retranscrivent le texte et se concentrent uniquement sur la correction.

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La calligraphie au 1er cycle : un reportage

Une collègue m’a transmis un lien vers l’émission Le Code Chastenay où l’on traite de l’apprentissage de l’écriture au 1er cycle du primaire. C’est un reportage particulièrement intéressant, appuyé sur les recherches d’Isabelle Montésinot-Gelet, qui porte à réfléchir sur ce double apprentissage imposé par le Programme de formation à l’école québécoise. Je vous conseille vivement de le visionner à votre tour et de lire mon billet intitué Encore la calligraphie (9 septembre 2013).

La liste orthographique

Nous l’attendions tous depuis longtemps ! Roulements de tambours… La voilà, fraîchement publiée : la liste orthographique du MELS !

www.mels.gouv.qc.ca/liste_orthographique

La liste précise les mots à apprendre pour chacune des années du primaire. Je vous rappelle qu’un enseignement efficace de l’orthographe nécessite un travail explicite de construction des savoirs, à travers un regroupement par constantes orthographiques ou par règles de position et non par thème ou par ordre alphabétique. À ce sujet, la liste fournit également quelques exemples d’activités à réaliser avec vos élèves.

L’utilisation de la liste est facultative, mais je crois qu’elle sera d’une grande aide pour baliser votre enseignement (et votre correction) de l’orthographe en salle de classe.

Un outil interactif est également disponible pour vous aider à chercher dans la liste à partir, entre autres, de graphèmes ou de phonèmes.

http://www.franqus.ca/MELS/liste_orthographique/outil_de_recherche/