Archives mensuelles : février 2016

Démarche de correction

Ce qu’on appelle le code de correction comporte en fait trois fonctions : la révision, la correction et la rétroaction de l’enseignant. Sur le Portail de notre Commission scolaire, vous trouverez un document très intéressant qui définit ces trois aspects (Document de référence Marquage ou code,  communauté Français, dossier Écrire des textes variés).

Évidemment, la démarche de correction n’est pas magique; elle nécessite et sous-tend un enseignement efficace tant des notions qu’elle comporte que des manières de l’utiliser. On parle en fait d’un outil mis à la disposition des élèves afin de l’aider à structurer son travail et ainsi favoriser son autonomie. Il ne s’agit pas pour l’élève de décorer son texte des traces exigées, mais de favoriser et de démontrer sa réflexion grammaticale, au moment où il est nécessaire pour lui d’automatiser et de transférer ses connaissances en contexte authentique (écrire un texte).

Différenciation

Éviter de rebuter les élèves relativement à l’utilisation de la démarche de révision et de correction est important! Pour certains élèves, transférer leurs connaissances, parfois fragiles d’emblée, dans le contexte écrit est complexe et devient une surcharge cognitive. Passer au travers de toutes les étapes de la démarche de correction de façon rigoureuse représente une tâche fastidieuse et sans fin. Pour d’autres élèves qui ont intégré et automatisé une majorité de ces concepts grammaticaux, passer au travers de toutes les étapes est aussi une tâche fastidieuse, parce qu’inutile.

La démarche de révision et de correction doit donc permettre la différenciation. Cette différenciation ne signifie pas simplement soulager les élèves plus forts de cette étape du processus d’écriture et demander à l’élève en difficulté d’appliquer le code de correction des années antérieures (notions plus simples et moins nombreuses). Il s’agit en fait de cibler et prioriser les besoins des élèves pour ensuite trouver comment les amener plus loin dans leur compétence à écrire. Cela nécessite une évaluation ayant pour fonction de soutenir l’apprentissage des élèves. Cette évaluation devra se faire périodiquement afin de mesurer les progrès de l’élève et d’ajuster les exigences liées à son utilisation plus rigoureuse de certains éléments de la démarche de révision et de correction. Il importe de maintenir des attentes élevées pour chacun des élèves et n’exiger rien d’autre que le maximum de leurs capacités.

Quelques pistes de différenciation pour les élèves éprouvant certaines difficultés (que ce soit au niveau du contenu du texte ou du code écrit):

  • établir des priorités pour l’élève et n’exiger que les traces prioritaires, le temps qu’elles sont nécessaires;
  • soutenir l’élève par la pratique guidée, la pratique coopérative;
  • faire remarquer les progrès et ajuster les traces exigées;
  • combiner plusieurs traces exigées pour des parties du texte à la fois (morceler);
  • etc.

Quelques pistes de différenciation pour les élèves qui ont intégré et automatisé une majorité de concepts grammaticaux :

  • n’exiger que les traces qui sont nécessaires, le temps qu’elles sont nécessaires;
  • amener l’élève à raffiner son texte (structure du texte, vocabulaire, etc.) ou à raffiner son style;
  • améliorer la cohérence du texte (liens entre les phrases, enchaînements, etc.);
  • amener l’élève à ne garder que ce qui est nécessaire à son texte et à s’assurer de l’efficacité de ses propos;
  • etc.

 

La pertinence d’une démarche commune dans l’école

Bien que chacun des enseignants ait ses convictions, ses valeurs et ses façons de faire dans sa classe parce qu’il en observe l’efficacité, la pertinence d’une démarche commune dans l’école demeure. Ne serait-ce que pour les élèves qui éprouvent certaines difficultés, la cohérence dans les traces exigées d’une année à l’autre pour favoriser la réflexion grammaticale évite une surcharge cognitive dont il n’a pas besoin. On lui évite ainsi de s’adapter à un changement, en plus de travailler à surmonter sa difficulté.

Si la démarche de correction est un outil pour favoriser la réflexion grammaticale des élèves, il sous-tend aussi un certain arrimage dans les pratiques d’enseignement liées aux connaissances évoquées par l’outil de l’école. Les enseignants, en adoptant une démarche commune dans leur milieu, ont réfléchi son contenu et ont eu le souci d’élaborer un marquage cohérent et évolutif d’année en année.

Finalement, le marquage que les élèves font lorsqu’ils corrigent leur texte sert essentiellement à intégrer le réflexe grammatical que favorise la trace exigée. Il est démontré qu’il faut de trois à six mois pour qu’une tâche devienne aisée. En répartissant, par niveau dans l’école, les exigences de la démarche de correction, on permet une mise en place graduelle qui donne le temps aux apprenants d’intégrer et de transférer leurs connaissances.

Le site Internet de TV5 : une mine de ressources pédagogiques

Depuis 1988, la chaîne TV5 nous offre des émissions francophones d’un peu partout à travers la planète. Qu’il s’agisse de films documentaires, de concerts, d’émissions à saveurs politique, culturelle ou historique, etc., tout son contenu nous ouvre les portes de la francophonie dans ce qu’elle peut offrir de meilleur.

Ainsi, vous ne serez pas surpris d’apprendre que son site Internet soit truffé de vidéos et de liens intéressants… certaines ressources pourraient d’ailleurs s’avérer fort utiles en classe.

En voici quelque unes. Lire la suite

Des difficultés en lecture? Oui, mais lesquelles?

La lecture est un processus complexe et son apprentissage nécessite un long cheminement, de nombreuses stratégies et surtout, une masse de pratique ! Le lecteur en devenir doit… lire. Tous les jours. Toutes les semaines. Et oui, même durant l’été ! C’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Malgré tout, il arrive régulièrement que l’on constate des difficultés en lecture chez certains apprenants. Mais prend-on toujours le temps de réfléchir à ce qui se cache derrière le mauvais résultat d’un élève à une tâche de lecture (un texte suivi de questions) ? Malheureusement, ce qui devrait aller de soi est souvent escamoté. La vie en classe est bien remplie; les activités et les tâches s’accumulent et donnent peu de temps de recul à l’enseignant pour analyser les résultats de ses élèves.

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