Archives mensuelles : décembre 2013

Mario Ramos

Comme moi, vous adorez Mario Ramos ? C’est moi le plus fort, Le loup qui voulait être un mouton, Le ballon rouge…

La trousse d’albums pour explorer le style de ce merveilleux auteur-illustrateur (oeuvres et démarche pédagogique) est maintenant prête pour les classes de 2e année de ma Commission scolaire. Si cela vous intéresse, contactez notre responsable du Service des bibliothèques !

Vous pouvez également consulter son site : http://www.marioramos.be/

Bonne lecture !

À vos canons !

Voici une idée, dénichée sur le blogue de Stéphanie Côté, pour animer un questionnement, après la lecture d’un livre…

Tous les élèves lisent un même livre et chacun prépare des questions en lien avec cette lecture. Puis, la classe devient le lieu d’une bataille navale. Quatre équipes sont formées et choisissent le nom de leur navire (on peut s’inspirer du lexique de la mer : méduses, requins, pirates…).

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Un Noël étymologique…

Entre le bœuf et l’âne gris, le sapin et la crèche, les cantiques et la messe de minuit, le gui et les baisers, les poignées de mains et le rhume que tout le monde attrape, les cadeaux et le mousseux, la tourtière et la dinde, les atocas et la bûche, l’eau gazeuse et l’antiacide pour calmer les effets de vos abus de bonne chère, vous êtes-vous déjà demandé d’où vient le nom de la fête de Noël? Lire la suite

Des virelangues pour les fêtes

Vous cherchez des jeux pour animer vos réunions des fêtes? Ou un alcootest nouveau genre? Demandez à vos collègues, parents ou amis de prononcer – ne serait-ce qu’une fois! – les phrases ou locutions suivantes… Vous comprendrez vite pourquoi on les appelle des virelangues!

Angèle et Gilles en gilet gèlent.

La toque chic et kitsch d’Hitchcock choque.

Je veux et j’exige d’exquises excuses.

Va chercher ce chat chez ce cher Serge.

Le marxiste excité exècre le trotskiste triste.

Un plein plat de blé pilé.

Lèche et cache ces chaussettes séchant sur une souche sèche.

Papier, panier, piano.

Joyeux Noël et bonne année!*

*Si vous éprouvez des difficultés à prononcer ces phrases, il faut vraiment que vous appeliez Nez Rouge!

En passant, ces virelangues sont extraits de + de 160 phrases pour s’amuser à bien articuler, un ouvrage de Laurent Gaulet publié en 2004 à Paris aux Éditions générales First.

Source :

Cet article est tiré du site Internet de l’Office québécois de la langue française : http://www.oqlf.gouv.qc.ca

À… ou de ?

La semaine dernière, une enseignante m’a demandé de lui expliquer l’emploi des prépositions à et de après un nom dans une phrase, lorsque l’on veut souligner l’appartenance. À l’oral, il nous arrive souvent de dire ou d’entendre : « le manteau à Céline » ou « les souliers à Marie ».  Est-ce fautif ? Devrait-on employer la préposition de plutôt que le à ?

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J’haïs l’hiver! Maudit hiver!

Un hideux hockeyeur hollandais et hautain des Huskies hachait au hachoir en hachis le hamburger d’un handicapé pendant qu’un hibou et un harfang hululaient dans un halo hasardeux du haut d’une hutte.

Quelle phrase aussi bizarre que dénuée de sens! Pourtant, les plus habiles d’entre vous auront remarqué une constance dans certains des mots qui composent cette phrase… Oui! Ils commencent par un h aspiré. Mais qu’est-ce donc cette notion de h aspiré? Voici.

Comme vous le savez probablement, la langue française est composée de mots qui puisent leur source un peu partout sur la planète. Certains ont pour origine les langues anglo-saxonnes et germaniques… et ils commencent par un h… aspiré.

Mais comment savoir si un mot commence par un h aspiré ou un h muet?

Malheureusement, seul le dictionnaire peut nous aider à faire le tri dans cette multitude de vocables qui commencent par la lettre h. Cependant, sachez que si un mot comme haïr commence par un h aspiré, tous ses dérivés (haine, haineux, haineusement, haïssable) en feront de même.

Y a-t-il une règle grammaticale à respecter avec ces mots?

De façon générale, il faut éviter d’élider une voyelle devant un mot commençant par un h aspiré. Par exemple, il faut écrire le handicapé plutôt que l’handicapé, la hernie plutôt que l’hernie, le hibou plutôt que l’hibou, etc.

Ainsi, c’est avec une grande perspicacité que vous remarquerez que l’erreur de grammaire dans le titre de cette capsule (j’haïs plutôt que je hais) constitue une coquetterie d’auteur et fait référence à une chanson de Dominique Michel…

Finalement, dans un dessein pédagogique, voici la question à 100 $ : le mot hiver commence-t-il avec un h aspiré ou un h muet?

Sources :

De Villers, M. (2010). Multidictionnaire de la langue française. Montréal : Éditions Québec Amérique.

Ray, A. (2006). Dictionnaire historique de la langue française. Paris : Dictionnaires LE ROBERT.

Un banc de neige à pelleter

 Êtes-vous de ceux qui frémissent de plaisir à voir s’accumuler les centimètres de neige lorsqu’il y a une tempête? À l’inverse, êtes-vous de ceux qui fulminent devant ces amas de flocons blancs qui s’entassent soit à cause du vent soit à cause d’un déneigement à grand déploiement? Que vous soyez charmé ou découragé, la réalité du banc de neige québécois ponctue nos hivers, et ce, six mois par année. Commettons-nous un anglicisme lorsque l’on parle de banc de neige? Devrions-nous adopter le terme congère pour parler de nos compagnons saisonniers?

Si l’on questionne le grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française, nous pourrons y trouver cette réponse :

Banc de neige a souvent été perçu, à tort, comme un calque de l’anglais snow bank. En fait, les premières attestations en français du Canada remontent au moins au début du XVIIIe siècle, soit avant la Conquête anglaise, et on trouve des traces de cette dénomination notamment dans les anciens parlers du nord de la France. C’est un emploi aussi légitime que l’est banc de sable, qui est construit sur le même modèle.

Le nom féminin congère, avec qui il se trouve parfois en compétition, surtout dans les médias, est entré récemment dans la langue française au Québec et il désigne, dans son emploi français (de France), un amas de neige formé sous l’action du vent.

 

Pour ce qui est du terme congère, le dictionnaire étymologique du logiciel Antidote 8, nous relate un emprunt à l’arpitan (langue parlée traditionnellement en Suisse romande, en France dans la région Rhône-Alpes et dans le nord-ouest de l’Italie) konzhîre et au latin classique congestus signifiant ‘accumulé’, participe passé de congerere, ‘accumuler’.

Banc de neige ou congère, peu importe le choix que vous ferez, il faudra sortir pour pelleter ces accumulations!

Défi à 100 $ : Conjuguez le verbe pelleter à tous les modes et à tous les temps simples : en les récitant à voix haute, vous devrez fournir des efforts intellectuels pour bien prononcer les syllabes…

Sources :

Druide informatique inc. (2013). Antidote 8 [logiciel]. Montréal : Druide informatique inc.

Site Internet de l’Office québécois de la langue française (www.olf.gouv.qc.ca).